Aux Ruches, à La Maurelle, à La Marie et aux Olives, mOst fabrique avec les enfants, les jeunes et les familles des photographies, des cartes, des sons, des expositions et un film. Des images faites de l’intérieur, par celles et ceux qui vivent le quartier.
les ruches·la maurelle·le petit séminaire·la marie·les olives·avenue des poilus·C1·C2·D1·D2·D3·D4·bâtiment 16·la t.l·rocinha·les ruches·la maurelle·le petit séminaire·la marie·les olives·avenue des poilus·C1·C2·D1·D2·D3·D4·bâtiment 16·la t.l·rocinha·
notre volonté
rester, revenir, faire avec.
Nous sommes arrivé·es dans le 13e arrondissement en 2023, avec deux Maisons pour tous : celle des Olives et de La Marie, celle de La Maurelle et des Bougainvilliers. Depuis, nous revenons chaque année aux Ruches et au Petit Séminaire avec le centre social La Maurelle ; en 2023 et en 2024, nous étions aussi à La Marie. Pas pour un atelier de passage : pour tenir dans la durée, avec les mêmes structures, les mêmes familles, des enfants qui grandissent d’un projet à l’autre.
Notre place n’est pas de remplacer celles et ceux qui font vivre le quartier au quotidien. Nous venons avec une boîte à outils : appareils à pellicule, micros, cartes, pinceaux, caméra. Les habitant·es choisissent ce qu’ils regardent, ce qu’ils disent et ce qu’ils montrent. Ils et elles sont les auteur·rices des images.
Le quartier change. La cité voisine du Petit Séminaire, construite à la fin des années 1950 sur les plans de l’architecte Georges Candilis, a été démolie au début des années 2020 ; les Ruches doivent être réhabilitées ; une caserne de marins-pompiers a remplacé le stade. Nous voulons que cette transformation se raconte aussi depuis l’intérieur, et qu’il en reste une trace : une archive vivante, faite par celles et ceux qui la vivent.
où on va
une carte et une série sonorePoursuivre la résidence artistique populaire des Ruches avec Maymouna Baradji et Myriam Rabah-Konaté : une grande carte collective et une série sonore sur la mémoire du quartier, montrées dedans et dehors, à l’échelle du Petit Séminaire.
garder trace des travauxPhotographier, enregistrer et cartographier le quartier avant, pendant et après la rénovation, avec celles et ceux qui y habitent, pour que la mémoire de ce moment ne soit pas écrite seulement de l’extérieur.
relier les périphériesFaire circuler les images : des Ruches à Rocinha, de La Marie à d’autres quartiers populaires de France et d’Amérique latine, pour que les quartiers se répondent entre eux.
rendre les images au quartierCe site, les expositions, le film et les capsules sonores sont faits pour revenir aux Ruches, à La Maurelle, à La Marie et aux Olives, et y rester consultables.
1958-1960
La cité du Petit Séminaire est construite sur des terres agricoles, le long de la rue de la Maurelle.
2020-2024
Le Petit Séminaire est démoli. Les familles sont relogées, parfois loin les unes des autres.
2023
Premiers ateliers à La Marie et aux Ruches : cartes, photos, micro-trottoirs.
2024
Le film la vie aux ruches, et les collages des Olives et de La Marie.
2025
La galerie des ruches rencontre les enfants de la T.L., à Rio.
2026
Le projet mémoire : une résidence artistique populaire aux Ruches, pour faire mémoire du quartier.
20232026
les projets
depuis 2023
Cinq projets en trois ans, et une résidence en cours. Chacun a donné lieu à des images, des cartes et des voix, puis à une restitution publique dans le quartier.
Les expositions retrouvent leurs murs. Au centre social La Maurelle, l’exposition du 1er octobre 2025 est reconstituée d’après les photos de l’accrochage : chaque photo de Rocinha vous fait traverser l’Atlantique et atterrir là où elle a été prise. À La Marie, les expositions de 2023 et de 2024 sont recollées au pied des tours.
quinze panneaux à La Maurelle · vingt murs à La Marie · un vol jusqu’à Rio de Janeiro
Caméra à la main, les jeunes des Ruches interrogent leurs voisin·es après la démolition du Petit Séminaire : les champs d’avant, le stade disparu, les fissures, le chien du quartier, les rêves pour la suite. Un documentaire de quatorze minutes, en entier, sous-titré en quatre langues.
2024 · 14 min 24 · vo français · sous-titres fr, pt, en, es
Le point de départ des ateliers aux Ruches depuis 2023, et le lieu de l’exposition du 1er octobre 2025. Pour y aller, disent les enfants : « prendre la pente, puis les escaliers, passer sur les planches et sur les pierres pour éviter l’eau des égouts ».
cité construite entre 1958 et 1960 · démolie au début des années 2020
Ici se tenait la cité du Petit Séminaire, 240 logements dessinés par l’architecte Georges Candilis. Les enfants photographient le terrain vide ; dans le film, les ancien·nes voisin·es racontent ce qu’ils y ont vécu.
Des bâtiments jaunes au-dessus du vallon, que les enfants appellent par leurs lettres. Le jardin et ses bacs, le parking, le chien du quartier. C’est ici qu’ont été faits la galerie des ruches, le film et la résidence de 2026.
La pharmacienne, le facteur, la boulangerie Rivas « de père en fils », la rôtisserie de Monsieur Louis : les commerçant·es photographié·es et raconté·es par les familles en 2023.
Des tours colorées « pour que ce soit joli », le jardin de Peggy, le repas partagé du mercredi. En 2023, l’exposition était accrochée au pied du bâtiment 16 ; en 2024, les images et les collages ont été collés sur les murs du quartier.
Chaque projet commence dans une Maison pour tous ou un centre social, avec les animateur·rices qui connaissent les familles. Quand il fait beau, on s’installe au pied des immeubles.
02
dessiner la carte
On dessine le quartier tel qu’il est, puis tel qu’on le voudrait : la carte du présent et la carte du turfu. Elle sert ensuite de plan pour les balades photo.
03
photographier en argentique
Des appareils à pellicule et peu de vues : on apprend à choisir, à cadrer, à attendre. Les pellicules sont développées et scannées en haute définition.
04
enregistrer les voix
Micro-trottoirs, entretiens avec les voisin·es et les ancien·nes, ambiances du quartier : les enfants écrivent les questions et tiennent le micro.
05
écrire et légender
Chaque image reçoit un titre et quelques mots écrits par celle ou celui qui l’a prise. Les légendes sont les leurs.
06
exposer là où l’on vit
Au pied du bâtiment 16, sur les murs de La Marie, dans les couloirs du centre social. Quand l’accrochage dehors n’est pas autorisé, comme aux Ruches en 2023, on cherche d’autres murs : ce site en est un.
07
garder trace
Photos, cartes, sons et film rejoignent une archive vivante, que l’on remet en circulation dans le quartier et ailleurs.
septembre, octobre 2026 · au centre social La Maurelleaoût 2026 · en pied d’immeuble aux Ruches
en ce moment · 2026
projet mémoire
résidence artistique populaire aux Ruches
Depuis le printemps 2026, la résidence réunit deux artistes aux Ruches. Avec Maymouna Baradji, mosaïste, les enfants tracent une grande carte sensible du quartier, par couches : archives, photos du présent, collages et dessins sur verre. Avec Myriam Rabah-Konaté, artiste et documentariste sonore, ils mènent l’enquête bâtiment par bâtiment, écrivent les questions et enregistrent les voix.
En août, les ateliers se sont tenus en pied d’immeuble, aux Ruches. Depuis le 23 septembre, ils continuent au centre social La Maurelle, à 17 h, jusqu’au 23 octobre, vacances de la Toussaint comprises. Toujours gratuits et ouverts à tout le monde, ils mènent à une restitution dans le quartier, dedans et dehors, où la carte, les images et les sons se retrouvent ensemble.
mettre en formeMaymouna Baradjicartographie, collage et dessin sur verre
faire parlerMyriam Rabah-Konatéenquête, écoute et récit sonore
Avec le soutien de la Fondation Art Dialogue (Institut de France), du Préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la Métropole Aix-Marseille-Provence et de la Ville de Marseille. En partenariat avec le centre social La Maurelle.
regards croisés
des ruches à rocinha
Les Ruches, Marseillela T.L., Rocinha, Rio de Janeiro
En 2025, les enfants des Ruches ont rencontré, par les images, ceux de la T.L., la Terra da Lama, tout en haut de Rocinha, à Rio de Janeiro, où mOst travaille avec la photographe Fotogracria. Les acérolas partagées, le foot pieds nus et la douche de la Paula Brito répondent au jardin, aux chiens et aux terrains des Ruches.
La Maison pour tous et centre social La Maurelle et des Bougainvilliers, la Maison pour tous et centre social des Olives et de La Marie, leurs équipes d’animation, les artistes Maymouna Baradji, Myriam Rabah-Konaté et Fotogracria, et surtout les enfants, les jeunes et les familles qui ont pris les photos, dessiné les cartes et posé les questions.